Qui sommes-nous ?

A contre-courant des médias traditionnels, nous refusons de nous cacher derrière une prétendue neutralité. Au contraire, en prenant le parti de mettre en lumière la conflictualité sociale dans nos sociétés, nous affirmons par  là-même que ce conflit existe et que notre camp est celui des exploité·es et des opprimé·es. Notre média est indépendant, mais nous assumons notre point de vue et notre rôle – non pas au-dessus – mais aux côtés de celles et ceux qui luttent pour une autre société.

Les principes fondamentaux que nous voulons mettre en évidence :

La lutte des classes comme une des  expressions possibles et directes du conflit entre les classes subalternes (prolétaires, femmes, racisé·es) et les classes dominantes et qui se traduit par l’imposition de la part de subalternes sur les classes dominantes de leurs propres besoins de classe.

La composition de classe permettant d’intégrer les différents systèmes d’oppression qui s’entrecroisent et produisent des situations de conflictualité spécifique au sein de la classe et entre les classes (intersectionnalité).

L’autonomie par rapport à la sphère du capital (Etat, économie, parlementarisme) comme condition à l’émancipation des classes subalternes, qui élimine toute instance intermédiaire dans la lutte des classes et fixe ses propres objectifs. L’action directe est alors une des expressions pratiques de cette autonomie de classe.

Les contre-pouvoirs, c’est-à-dire les formes de démocratie populaire qui contrastent et s’opposent au pouvoir capitaliste et qui visent à changer les données du rapport de force dans la société. (ex : quartiers gérés par ses habitant·es, collectifs solidaires qui imposent ses propres objectifs et ses propres besoins).

L’auto-organisation des exploité·es et des opprimé·es par et pour elleux-mêmes. Cela signifie que les classes subalternes n’attendent rien des forces extérieures à elles, mais qu’elles créent leurs propres conditions de lutte et puisent en elles leurs moyens d’action.

Actualité révolutionnaire : à partir des conditions matérielles objectives découle l’omniprésente possibilité d’avoir une rupture révolutionnaire sans qu’elle soit conçue comme une éventualité hypothétique.

Pour ce faire nous nous appuyons sur deux outils :

L’analyse matérialiste comme outil d’analyse dialectique des dynamiques historiques du développement du capitalisme. C’est par  l’analyse des conditions matérielles, de leurs évolutions et des contradictions qu’il nous semble possible de trouver les points de rupture permettant d’inverser les rapports de force au sein du capitalisme. Il ne s’agit donc pas de faire un exercice d’abstraction théorique en quête de « lois générales » applicables à toute situation, ni d’en faire un idéalisme « corrigé » avec une dose de réel.

La corecherche comme type d’enquête militante où «  le chercheur » ou « la chercheuse » travaille coude à coude avec « l’objet » de sa recherche, à travers d’un échange mutuel et continu. Nous sommes convaincu·es qu’il faut, pour changer la réalité, commencer par la connaître dans ses moindres détails et dans ses contradictions.

L’objectif de la corecherche est de construire un savoir des opprimé·es en partant de la lutte, un savoir qui est politique plutôt que scientifique. Un savoir qui permet de dégager deux éléments essentiels : les tendances du développement du capital et la composition de classe. Notre but n’est pas la connaissance pour la connaissance mais l’enrichissement des luttes pour renverser l’ordre social.